vendredi 27 janvier 2012

MEGAUPLOAD IS CLOSED!



En quelques chiffres, Megaupload c'était 50 000 000 de visites par jour et 180 millions d'abonnés à travers le monde. Le 19 janvier 2012, le département de la justice des Etats-Unis a décidé de fermer le site pour non respect des droits d'auteurs, blanchiment d'argent, tentatives de racket...
Outre les frasques de son créateur Kim Dotcom et les activités subjacentes qu'il orchestrait et dont nous n'avons pas encore tous les éléments, Cosmopolitech se penche sur un sujet beaucoup plus intéressant. En effet, on peut se demander si la fermeture du 100èm site le plus visité au monde ne restreint pas en parallèle les libertés des utilisateurs du web 2.0 ?

Pour rappel, le principe de base est la liberté de navigation et de partage. Un principe que la commissaire européenne chargée de la justice, Viviane Reding a rappelé : "La protection des créateurs de doit jamais être utilisé comme un prétexte face à la liberté de l'internet".
La fermeture d'un site de téléchargement et de partage pour non respect de la législation n'est pas une problématique nouvelle. Mais en revanche le durcissement de la loi traduite par une limitation des utilisateurs en constitue une. 
Notons alors la loi HADOPI 1 et 2 en Europe , ou encore le projet de loi aux Etats-Unis nommé SOPA (pour Stop Online Privacy Act) qui tentent de punir les sites mais aussi les utilisateurs pour téléchargement illégal ou non respect des droits d'auteurs. Ces lois vont-elles contre notre droit de principe ou s'inscrivent-elles dans la logique évolutive du multimédia?

On peut donc noter deux conséquences fondamentales à la fermeture du site Megaupload. D'une part la volonté pour les gouvernements de légiférer de manière plus stricte les droits et devoirs du web 2.0. Et dans le même temps, la revendication des communautés de hackers qui critiquent l'actualité en bloquant différents sites comme celui d'Universal Music ou encore celui d'HADOPI et en créant des sites de substitutions.

Ces réactions et réponses mettent en évidence les futures décisions que les Etats vont entreprendre sur l'avenir de l'internet... ce qui ne va surement pas plaire à tout le monde.

 Cheguerazade.
 Sources: - Le monde du samedi 21 janvier 2012

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